Dans 12 jours débutera la transatlantique iconique, à armes égales et 100% mixte entre Concarneau et Saint-Barthélemy, la Transat Paprec. L’épreuve, incontournable de la course au large, s’annonce particulièrement indécise. Qui l’emportera ? Qui terminera sur le podium, le ‘top 10’ ? Qui surprendra ? Alors que le village ouvrira mardi 15 avril, état des lieux d’un plateau particulièrement relevé.

LA VICTOIRE EN LIGNE DE MIRE
Directeur de course, Francis Le Goff est prudent à l’heure de déterminer qui peut l’emporter : « le jeu est très ouvert avec beaucoup de skippers qui découvriront la Transat Paprec ou qui s’aguerrissent encore en Figaro ». « Ce qui est intéressant, c’est que de nombreux duos sont formés d’un skipper avec une expérience conséquente et d’un autre qui découvre encore le support ou la course », ajoute le directeur de course.

Quoi qu’il en soit, « il y a beaucoup de favoris », s’amuse Victor Le Pape (Région Bretagne-CMB Espoir). Le duo le plus souvent cité pour la victoire, c’est celui formé par Charlotte Yven et Hugo Dhallenne (Skipper Macif). La première s’est imposée il y a deux ans avec Loïs Berrehar, le second est lauréat de la Mini-Transat (2021), 4e de la dernière Solitaire du Figaro Paprec et a remporté la sélection Skipper Macif.

Les binômes expérimentés seront très surveillés. Celui formé par Martin Le Pape, qui compte le plus de participations à la Transat Paprec (il s’y engage pour la 5e fois), et Mathilde Géron, forgée à l’exigence de l’olympisme (Demain) ne manque pas d’arguments. Dans cette catégorie, il y a aussi les duos Jules Ducelier – Sophie Faguet (Région Normandie) – lui est champion de France bizuth en titre, elle a terminé 3e de la Transat Jacques Vabre – et Alexis Thomas – Pauline Courtois (Wings of the Ocean), Pauline ayant fini 3e de la dernière édition. Il convient également de citer Victor Le Pape et Estelle Greck – qui s’élancera pour sa 7e transatlantique – (Région Bretagne – CMB Espoir), Lola Billy, associée au vainqueur de La Solitaire du Figaro Paprec 2023, Corentin Horeau (Région Bretagne – CMB Océane) mais aussi Maël Garnier, en Figaro depuis cinq ans, associé à Cat Hunt (Selencia – Cerfrance).

DES PLACES D’OUTSIDERS DANS LE VISEUR
À leurs côtés, ils sont nombreux à espérer une place d’honneur. « Notre ambition, c’est d’arriver sur le podium », confie ainsi Davy Beaudart (Hellowork) qui dispose d’une forte expérience, notamment en IMOCA et qui est associé à Julie Simon, en Figaro depuis 2023. Ils ont un profil similaire à celui du duo Adrien Simon – Chloé Le Bars (FAUN) : lui s’est aguerri en IMOCA, elle a participé à trois Solitaire du Figaro Paprec et une Transat Paprec (6e en 2023). Il faudra aussi compter sur Quentin Vlamynck et Audrey Ogereau (Les Étoiles Filantes), tous les deux rompus à l’Ocean Fifty, Romain Bouillard et l’expérimentée Irina Gracheva (Décrochons la lune) ou encore Laure Galley avec l’entraîneur reconnu Kévin Bloch (DMG MORI Academy). Par ailleurs, les Écossais Maggie Adamson et Calanach Finlayson (Solan Ocean Racing), récents champions du monde offshore en double mixte, espèrent bien jouer leur chance à fond.

UNE DÉCOUVERTE ET L’ENVIE DE TOUT DONNER
Plusieurs duos ayant découvert le Figaro Beneteau 3 l’an dernier, continuent leur apprentissage dans la classe et rêvent de briller sur la Transat Paprec. C’est le cas d’Arno Biston (Article.1), 2e bizuth de la dernière Solitaire du Figaro Paprec, en duo avec Vittoria Ripa di Meana, qui fait ses premiers pas sur le circuit. Son profil est similaire à celui d’Aglaé Ribon (Almond for Pure Ocean) qui fait équipe avec Thomas de Dinechin, parti pour sa 2e saison en Figaro. Thomas André continue son apprentissage du support, lui qui a rejoint Cindy Brin (Cap St Barth), première navigatrice originaire de Saint-Barthélemy à tenter l’aventure de la Transat Paprec. La Britannique Ellie Driver disputera également sa première traversée de l’Atlantique avec son compatriote Oliver Hill (Women’s Engineering Society).

Anaëlle Pattusch et Hugo Cardon, qui ont aussi débuté en Figaro Beneteau 3 l’an dernier, disputeront leur première transatlantique sur ce support. « Notre objectif, c’est d’apprendre au maximum », assure Anaëlle. Même volonté pour le duo le plus jeune de cette édition, Pier-Paolo Dean (20 ans) et Tiphaine Rideau (19 ans). Formés à la voile légère, les deux intrépides rêvent de large depuis des années et se disent prêts pour se lancer dans cette grande aventure. Et hors de question pour eux de faire de la figuration comme l’assure Pier-Paolo : « nous sommes très compétiteurs donc on va tout faire pour être à notre maximum ! » Une détermination qu’il partage avec tous les participants à cette Transat Paprec, bien décidés à tout donner jusqu’à l’arrivée.

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