Pour sa troisième participation à la Transat Jacques Vabre (la première en monocoque 60’), Damien Seguin, skipper de Groupe APICIL a choisi d’embarquer le récent vainqueur de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en Class 40, Yoann Richomme. A travers son projet et sa réussite sportive, le skipper handisport, triple médaillé olympique, souhaite comme son sponsor que la société porte un regard différent sur le sujet du handicap. Ensemble, Damien Seguin et Yoann Richomme porteront ce message d’inclusion et démontreront une fois de plus que chacun peut aller au bout de ses rêves.

Entouré de Yoann Richomme, Damien s’apprête à relever un nouveau défi de taille pour sa première Transat Jacques Vabre en IMOCA.

La rencontre entre Damien et Yoann ne date pas d’hier puisque les deux hommes ont déjà disputé à deux reprises la Transat Jacques Vabre en double à bord du Class 40 ERDF – Des Pieds et Des Mains (2ème en 2011, 7ème en 2013). C’est donc tout naturellement que ces deux marins ont choisi de s’associer de nouveau sur cette course, cette fois à bord d’un IMOCA. « Nous nous entendons très bien, nous sommes de vrais amis ce qui est très important quand on part en double sur un bateau. C’est toujours bien d’allier l’agréable à la volonté de réussir sportivement. J’attache beaucoup d’importance à ce côté humain. Nous avons fait deux transats ensemble qui se sont bien passées même si cela n’a pas toujours été facile car nous avons connu quelques galères notamment sur celle de 2013. Nous sommes complémentaires dans notre façon de naviguer » explique Damien. Au-delà de cette belle complicité, ce qui guide les deux hommes est bien la compétition. A eux d’eux, ils affichent un très beau palmarès et une expérience solide. 6e de la dernière Route du Rhum, le skipper de Groupe APICIL a gagné en confiance et espère figurer en bonne place dans la superbe baie de tous les Saints de Salvador de Bahia. Avec une trentaine d’IMOCA annoncés au départ de la Jacques Vabre le 27 octobre prochain, le duo Seguin / Richomme sait que la tâche ne sera pas facile mais s’enthousiasme déjà de cette nouvelle traversée de l’Atlantique.

Le monocoque Groupe APICIL retrouve son élément

Après quatre mois de chantier, le monocoque Groupe APICIL a été remis à l’eau ce matin à Port-La-Forêt. Rappelons que le skipper de Groupe APICIL et son équipe ont souhaité faire un état des lieux complet du bateau après la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en vue de l’optimiser pour la saison à venir et le Vendée Globe. D’importants travaux ont été effectués à bord du monocoque qui a retrouvé une seconde jeunesse comme nous l’explique Damien. « Je suis ravi que le bateau Groupe APICIL soit remis à l’eau. Nous n’avons pas touché à la structure du bateau car nous avons tenu à conserver ses points forts, notamment sa fiabilité mais nous l’avons mis à nu pour faire un vrai check-up. Nous avons désormais un bateau qui devrait être beaucoup plus performant que la version Route du Rhum car il est plus léger et est équipé de dérives angulées. Nous avons également changé les voiles. Nous avons tous hâte de naviguer à bord et d’apprendre à connaître ce « nouveau » bateau. » Le travail colossal effectué dans l’hiver a été possible grâce à l’engagement de toute l’équipe technique de Groupe APICIL et à l’apport essentiel de Jean Le Cam qui accompagne au plus près Damien sur l’ensemble de ces développements technologiques.

C’est donc un monocoque transformé et tourné vers la performance qui s’apprête à participer aux courses d’avant-saison en vue de la Transat Jacques Vabre. Grand Prix Guyader en équipage, Bermudes 1000 Race en solo et Rolex Fastnet Race seront l’occasion de régater au contact des adversaires et d’ajuster les derniers détails pour arriver fin prêt au Havre.

ILS ONT DIT

Damien Seguin, skipper de Groupe APICIL

« Je suis très satisfait de partir avec Yoann car nous nous entendons très bien, nous sommes de vrais amis ce qui est très important quand on part en double sur un bateau. C’est toujours bien d’allier l’agréable à la volonté de réussir sportivement. J’attache beaucoup d’importance à ce côté humain. Nous avons fait deux transats ensemble qui se sont bien passées même si cela n’a pas toujours été facile car nous avons connu quelques galères notamment sur celle de 2013. Nous sommes complémentaires dans notre façon de naviguer. Yoann a déjà fait une transat Jacques Vabre en IMOCA donc c’est intéressant d’avoir son vécu. Et puis, il est doué. Il gagne la Route du Rhum en 40’ en ne laissant que des miettes aux autres et rappelons qu’en 2016 il signe une victoire sur la Solitaire URGO Le Figaro. Nous allons essayons d’être le premier bateau à dérives à arriver de l’autre côté tout en essayant de mettre un maximum de foilers derrière.

L’objectif est aussi de préparer au mieux le bateau en vue du Vendée Globe. Nous avons la chance d’avoir fait un gros chantier cet hiver. Du coup, l’an prochain nous devrions avoir un chantier plus petit, axé surtout sur de la préparation. Nous allons donc pouvoir tirer à fond sur le bateau. Le but est qu’à la fin de la Transat Jacques Vabre, je connaisse parfaitement mon bateau.

Je suis ravi que le bateau Groupe APICIL soit remis à l’eau. Nous avons tenu à conserver les points forts du bateau notamment sa fiabilité donc nous n’avons pas touché à la structure. Mais nous l’avons mis à nu pour faire un vrai check-up. Nous avons désormais un bateau qui devrait être beaucoup plus performant que la version Route du Rhum car il est plus léger, est équipé de dérives angulées. Nous avons également changé les voiles. Nous avons tous hâte de naviguer à bord et d’apprendre à connaître ce « nouveau » bateau. »

Yoann Richomme, co-skipper :

« Nous avons déjà fait ensemble deux Transat Jacques Vabre à bord du 40’ ERDF – Des Pieds et Des Mains en 40’. A chaque fois, ça s’est très bien passé. C’est d’ailleurs ce qui m’a redonné envie de repartir avec Damien cette année. Nous nous entendons bien et nous sommes très en phase sportivement puisque nous cherchons toujours à faire du mieux possible. Damien a un bon bateau sur lequel il vient de faire d’importants travaux. C’est intéressant car il y a du développement à terre. De mon côté, j’ai pour objectif de faire le Vendée Globe donc cette Transat Jacques Vabre est une belle expérience pour moi car ça me permet d’accumuler des milles de qualification pour le Vendée Globe. »

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