C’est cette nuit que l’équipage de SMA est arrivé en baie de Port-la-Forêt et a pu prendre un coffre en attendant la marée haute de ce matin pour accoster au ponton des IMOCA. Un heureux épilogue pour toute l’équipe technique et logistique après 45 jours de mobilisation, pour récupérer le 60 pieds SMA.

Après plus de 1000 milles à la dérive, l’IMOCA SMA s’en sort bien malgré la succession de dépressions essuyées entre les Açores et les côtes irlandaises. Profitant d’une fenêtre météo favorable, le bateau est reparti de Kinsale hier midi. Après un convoyage de 36h sous grand voile « de fortune » et tourmentin, force est de constater que le bateau s’est bien comporté. L’équipage qui a ramené le bateau à Port La Foret – Marc Liardet, le boat captain, Anne Liardet, Jérôme Solem et Antoine Brunet – a été accueilli par l’autre partie de l’équipe de Mer Agitée restée à terre pour préparer l’entrée en chantier du 60 pieds SMA. Objectif : être prêt dès le printemps pour la saison de courses préparatoires au Vendée Globe 2016.

Ils ont dit

Michel Desjoyeaux :

« A vue de nez, après une première inspection, le bateau s’est plutôt bien comporté. C’est plutôt moins pire que ce que l’on pouvait craindre. Maintenant, il va falloir le remettre en état… Nous n’avons pas beaucoup de temps, mais on sait se mobiliser quand il le faut. »

Marc Liardet, boat captain de SMA :

« C’est la fin de 45 jours de galère. On va maintenant se retrouver dans un univers plus familier. Je retiens de ces quelques semaines que l’équipe n’a jamais lâché, a su rester soudée même dans les moments de doute. Ça nous servira pour la suite. »

Clément Rivé, responsable électronique et énergie :

« J’entretiens avec ce bateau une relation particulière, puisque je faisais partie de l’équipe qui a participé à sa construction. Ce n’est pas anodin. Avec Michel (Desjoyeaux), on a suivi toute la dérive du bateau, essayé de modéliser une sorte de routage pour anticiper ce qu’il allait faire en fonction des vents. Pendant ce temps Régine (Bornens) planifiait toute la logistique pour qu’on puisse être prêt à intervenir dès que possible. C’est sacrément émouvant de voir le bateau revenu chez lui. »

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