PRB est arrivé ce matin au Havre après 24 heures de convoyage. Partis jeudi à 9 heures de Port-La-Forêt, Vincent et son équipe technique sont arrivés à bon port. La navigation n’a pourtant pas été de tout repos, le vent atteignant les 30 nœuds au large de Ouessant. Le monocoque orange a ainsi rejoint la flotte au complet des IMOCA (Class 40 et Multi 50 également) dans le bassin Paul Vatine. A partir d’aujourd’hui, il ne restera que dix jours à passer à terre avant le départ de la Transat Jacques Vabre. En pleine forme, le skipper du 60’ est déterminé à profiter de son temps parmi les terriens pour partager sa passion avec le grand public toujours nombreux au Havre et avec les invités de PRB qui se relayeront toute la semaine pour l’encourager ainsi que Jean Le Cam. Avant de prendre le large, Vincent (qui a vu évoluer la ville normande depuis sa participation sur la première édition en 1993) et Jean nous expliquent cette période particulière d’avant course.

Qu’est ce que représente le Havre pour vous ?

Vincent Riou :

Le Havre a beaucoup changé en 20 ans. En 1993 (ndlr première édition de la TJV et première participation de Vincent), les bateaux étaient amarrés dans le bassin Vauban. La zone qui regroupe les Docks et le bassin Paul Vatine où sont actuellement accueillis les bateaux, était à l’époque une vieille friche portuaire. Depuis sa réhabilitation (ndlr en 1999), ce stade nautique est un très bel atout pour montrer nos bateaux. C’est très agréable d’être reçu au Havre. J’y passe un court séjour tous les deux ans en moyenne. On s’attache à cette ville, aux gens qui y vivent et à chaque édition j’y passe un bon moment. Et puis, si la Transat Jacques Vabre fonctionne toujours aussi bien, c’est sans doute que la ville de départ s’y prête bien.

Jean Le Cam :

Il y a eu d’énormes évolutions au Havre. Les bassins ont été réaménagés dont Paul Vatine. Avant c’étaient des docks, des hangars abandonnés. Le Havre, pour moi, c’est la Jacques Vabre. C’est clair. Avant, en Figaro on s’y arrêtait. Maintenant, je n’y viens que pour la Transat.

A dix jours du départ, comment appréhende-t-on la dernière semaine passée terre ?

Vincent Riou :

C’est une semaine obligatoire et nécessaire pour nous. Quelque part, c’est un peu le seul moment où l’on peut montrer nos bateaux au public. C’est plutôt agréable car les gens sont vraiment sympas. Ces dix jours sont également nécessaires car ils nous permettent d’être proches du sponsor, de réaliser des opérations ensemble. Et puis, n’oublions pas que nous sommes là pour performer sur l’eau ! Alors cette dernière semaine nous permet de faire les derniers petits ajustements. Même si PRB est prêt – le départ pourrait être donné demain, je serai serein sur la conduite du bateau – il y a toujours quelque chose à faire à bord d’un bateau de course. Globalement sur ces derniers jours, je suis très occupé. Mais à un moment donné, il faut y aller (rires) !

Jean Le Cam :

Il y a pas mal de choses à faire à terre comme les rendez-vous avec les médias et avec PRB. Je ne vis pas cette dernière semaine comme une corvée, ça c’est sûr ! Cela fait partie du boulot et c’est plutôt sympa.

Quel est ton état d’esprit en ce moment ?

Vincent Riou :

Je suis en pleine forme même si un peu fatigué parce que j’ai très peu dormi pendant le convoyage entre Port-La-Forêt et Le Havre cette nuit. Je vais profiter de ces derniers jours pour faire de grosses nuits. Neuf heures de sommeil seraient idéal. Je ne vais pas découper mes nuits précédant le départ. D’ailleurs, nous allons profiter de cette semaine pour répartir nos quarts entre Jean et moi une fois en mer.

Jean Le Cam :

Le bateau est prêt et je suis en forme, comme avant le départ d’une course en fait. On s’entraîne depuis le mois d’août alors on vise le podium, d’abord, et plus si affinités ! La concurrence est rude !

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